Les Porte-corps
2025

Les Porte-corps, 2025
Installation — cintres métalliques, miroirs brisés
Suspendus dans l’espace, ces cintres esquissent la forme d’un corps disparu.
Ils conservent la trace d’une présence absente, d’un vêtement vidé, d’un désir projeté.
Les miroirs brisés reflètent, par fragments, un éclat de soi, une image altérée, un regard qui ne sait plus d’où il vient.
L’objet, ici, le cintre, devient métaphore du support, du porteur, du manque.
Le corps s’y dérobe, mais son empreinte persiste : ce qu’il a porté, ce qu’on lui a fait porter, ce qu’il ne peut plus déposer.
Dans In-corps-ruptible, l’artiste poursuit cette traversée du corps fragmenté, troué, recomposé.
Ces figures suspendues rappellent que le corps féminin, si souvent exhibé, se dérobe toujours à sa propre image.
Et si, au fond, ce n’était plus le corps qu’on voyais mais la trace de ce qu’on lui avait fait porter ?


