À PROPOS
Démarche artistique
Le travail d’Élodie Abergel s’inscrit dans un art contemporain hybride, à la croisée de l’art contextuel, conceptuel, numérique et féministe. Son œuvre explore la mémoire, l’identité et les systèmes qui structurent nos sociétés : territoires visibles et invisibles, rapports de pouvoir, consommation, technologie, rapports de genre.
Diplômée des Beaux-Arts de Nantes, elle s’installe à Jérusalem en 2005, où elle initie un projet autour de la coexistence des peuples et du dialogue interculturel, faisant de l’art un espace de rencontre et d’engagement citoyen. Pendant près de dix ans, elle conjugue création et activisme, développant une pratique où la répétition devient un langage plastique, révélant l’absurde et le tragique des fractures géopolitiques.
Après une résidence artistique à New York, elle revient en France et poursuit une réflexion sur des enjeux contemporains tels que la condition féminine, les migrations, les crises sanitaires, les addictions, la déshumanisation du travail et les excès du numérique et de la consommation.
Sa pratique s’impose dans l’espace comme un territoire de superpositions et de frictions. Objets du quotidien, fragments textuels, images, fils ou pions deviennent matière plastique transfigurée, tandis que la photographie se détache de sa fonction documentaire pour se transformer en véritable technique picturale. Collages, silhouettes et installations composent un vocabulaire visuel singulier, oscillant entre organique et technologique, planéité et volume, réel et virtuel.
Entre poésie et critique, ses œuvres ouvrent des espaces d’instabilité volontaire. Elles invitent le spectateur à franchir des seuils, à se perdre dans les strates, à questionner ce qui nous relie et ce qui nous sépare. Pensées comme des dispositifs d’expérience, elles deviennent des scènes à éprouver, témoignant des tensions de notre époque et invitant à réfléchir sur nos manières de coexister.


Co-construction
Déborah Abergel, psychologue clinicienne spécialisée en psychologie interculturelle, possède une double formation en psychanalyse et en anthropologie. Elle exerce sa profession à Paris depuis plus de 20 ans en libéral et au sein de différentes associations d’aides aux migrants, de jeunes en difficultés sociales et en situation de handicap. En parallèle, elle développe une pratique artistique personnelle, rédige des textes pour différents artistes et contribue à plusieurs projets de co-création.
D’une collaboration à la co-construction artistique, les sœurs Abergel ont développé un travail interactif entre Paris et Jérusalem à partir de 2007. La démarche complémentaire qu’elles ont initiée prend forme en 2012 à travers l’exposition « Etat-limite/Limite d’état ».
Certaines œuvres naissent des échanges entre elles : à partir d’une « idée visuelle » qu’Elodie initie, elles développent une réflexion commune, imaginent des dispositifs et Elodie réalise les œuvres sur le terrain, n’hésitant pas à se mettre en scène dans des performances et des vidéos. D’autres œuvres sont entièrement imaginées et réalisées par Elodie.
Déborah rédige également l’ensemble des textes qui accompagnent les œuvres. De la conception à la présentation, elles co-construisent ensemble une œuvre empreinte d’humanisme, un art engagé.



Parcours et expositions
Élodie Abergel a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives, en France comme à l’international.
Ses œuvres ont notamment été présentées au Musée d’Art Contemporain de Haïfa, où certaines font désormais partie des collections permanentes de l’institution.
En France, elle a exposé sur le parvis de la Gare de Lyon à Paris, ainsi que dans plusieurs lieux d’exposition à Paris.
À l’étranger, ses projets ont été montrés au Mexique, en Roumanie, en Finlande, à Istanbul, à Valence, à Munich, à Varsovie et à Tel-Aviv, ainsi qu’à New York, notamment dans plusieurs hôtels et lieux culturels. Ses œuvres ont également été projetées sur les écrans géants de Times Square, affirmant la portée universelle et visuelle de sa démarche.
Elle est par ailleurs à l’origine du logo de la Police Scientifique de New York, un symbole de la porosité entre art, science et société.
Ses projets menés en Israël autour de la coexistence et du dialogue entre Israéliens et Palestiniens — véritables territoires de partage — ont été présentés dans de nombreux colloques internationaux et universités, où l’artiste a partagé sa vision d’un art comme outil de lien, de mémoire et de transformation sociale.













































