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 Capharnaüm

2012

C'est un vrai casse tête
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Capharnaüm, 2012

Texte de Déborah Abergel

 

The word “Capernaum” comes from the Hebrew “Kfar Nahum”, which literally means village of consolation or reconciliation.

 

In biblical tradition, the town of Capernaum was the scene of great tumult.

 

Jerusalem, where the artist has lived for the last eight years, represents for her both a village of consolation and reconciliation, and a teeming, tumultuous source of inspiration, astonishment and experimentation.

 

Under the title “Capernaum”, the artist has gathered together works whose aestheticism is suggestive of accumulations of objects, photos, newspapers, flags, etc. to which she at times gives order, but at others mixes, mingles and even mangles in her personal “washing machine”.

 

The artist plays on this disorder as if to de-dramatize a situation which she sees as totally “topsy-turvy”. There is a distinctly playful aspect to these works. A game in which she invites the passer-by to become the initially unwitting and puzzled actor: the costume game (birds of a feather…), the game of telling looks (United Nations), the advertising game (Made in Holy Land), the hop-scotch street game (Peace Zone), the imitation game (doing one’s dirty washing in public) and finally the stool-pigeon game (don’t be gulled!).

 

In these works, she also throws up derisively humorous parallels between the “outrageous” behavior of one side and the other, pitting them back to back, aligning them side by side, and even putting them face to face with their responsibilities.

 

Her critical, humane but ironic take on Jerusalem won’t fail to involve the spectator in an entertaining and off-beat experience of this “world city” at the heart of the Israeli-Palestinian conflict.

Capharnaüm, 2012

Texte de Déborah Abergel

 

 “Capharnaüm” vient de l'hébreu «(Kfar Nahum ,» ַפר ְּכנַחּום Kfar désignant le village et Nahum la compassion, la consolation; il s'agit littéralement du « village de la Consolation »).

 

Alors qu’en français, ce mot est surtout utilisé pour qualifier un lieu de grande pagaille, renfermant beaucoup d'objets hétéroclites, entassés, un endroit en désordre.

 

Jérusalem, lieu dans lequel l’artiste vit depuis 8 ans représente pour elle, à la fois un « village de la consolation » et un lieu de pagaille, « un balagan », source intarissable d’inspiration, d’étonnement et d’expérimentation.

 

Sous le titre « capharnaüm », l’artiste rassemble des œuvres dont l’esthétisme renvoie à des accumulations (objets, photos, journaux, drapeaux), qu’elle tente parfois d’ordonner (silhouettes alignées, coupures de presse) ou de mélanger (machine à laver).

 

L’artiste joue de ce désordre pour dédramatiser une situation qu’elle perçoit comme ubuesque. Le jeu occupe ainsi une place importante dans ces œuvres : jeu où le passant devient acteur (C’est un vrai casse-tête), jeu de costumes (Qui se ressemble s’assemble), jeu de regards (United Nation), jeu publicitaire (Made in Holy land), jeu de rue évoquant la marelle (Zone de Paix), jeu d’imitation (Laver son linge sale en famille) et enfin jeu de dupes (En-tuber).

 

Elle met ainsi en parallèle dans ces œuvres, les « extravagances » des uns et des autres, les renvoyant l’un et l’autre, dos à dos, face à face et enfin côte à côte, avec humour, tendresse et dérision.

 

Ce regard sur Jérusalem, critique, ironique et humaniste amène le spectateur à partager une expérience ludique et décalée sur cette « Ville Monde » au cœur du conflit israélo-palestinien.